Diplômé du master bioingénieur en Gestion des forêts et des espaces naturels, Ludovic a un parcours riche entre son envie de "sauver la planète", son amour pour la forêt et ses propres projets. Retour sur son parcours d'étudiant, sa fonction chez Valbiom et son statut d'indépendant pour son escape room.

Valbiom

© Ludovic Charloteaux

 

Pouvez-vous nous expliquer votre domaine d'activité ? 

Je travaille actuellement dans l'ASBL Valbiom, qui se démène depuis 20 ans pour valoriser la biomasse non alimentaire dans notre société. Je suis chargé de projets bois-énergie et mes collègues traitent d'autres sujets comme la biométhanisation à la ferme, le chanvre textile en Wallonie ou encore l'extraction de molécules d'intérêt dans les végétaux. Nous sommes majoritairement subsidiés par la région Wallone, grâce à différents projets. Mais nous profitons également de fonds européens, les Interregs et de fonds privés grâce à nos activités de conseils.

Pouvez-vous nous expliquer votre parcours ? 

A la fin de mes études, j'ai voyagé 2 mois en Irlande afin de parfaire mon anglais. J'ai ensuite travaillé 18 mois chez Siterem, un bureau d'étude actif dans la dépollution des sols et des eaux souterraines. J'étais chargé de projets, comme 12 autres collègues.
J'ai ensuite voulu me lancer comme indépendant dans ma propre voie (pas vraiment lié à mes études). Ayant des parents indépendants, j'ai toujours eu cette envie de tester l'aventure tant j'aime le monde de l'entreprise, je veux contribuer à diminuer l'impact des humains sur la nature. Je me suis donc lancé avec une seule idée : permettre aux entreprisese de diminuer leur impact sur l'environnement. Avec l'aide d'une couveuse d'entreprise (Azimut), j'ai pu être accompagné pour faire mûrir mon projet et le tester en grandeur réelle. 
Cinq mois plus tard, j'ai entrepris de construire une escape room à Gembloux avec ma femme. Nous avions l'idée et l'opportunité de nous construire un emploi en commun. A partir de 4 murs, un toit et notre passion, nous avons donc entrepris de mettre en place une première escape room à Gembloux. J'avais donc 2 projets en parallèle où je me rendais à différents événements pour réseauter, trouver des clients pour mon activité de conseil environnemental afin de lancer mon entreprise.
Et 6 mois plus tard, tout ça m'a mené à trouver mon job actuel chez Valbiom, où je travaille à temps partiel. En plus de pouvoir contribuer à vouloir "sauver la planète", ce job me permettait de continuer les travaux pour l'escape room. J'ai donc troqué ma casquette d'indépendant pour travailler chez Valbiom et nous avons signés les papiers pour la création de notre entreprise "Don't Go Bananas ! Escape room". 

Quelle est votre journée type ? 

En journée, je travaille chez Valbiom en tant que chargé de projet bois-énergie. Les activités sont assez variées. Je peux appuyer l'équipe communication sur les bonnes pratiques du chauffage au bois-bûche. Je peux aussi répondre à toutes sortes de solliciatations des particuliers et professionnels sur leurs projets qui portent sur les chaudières biomasses, à la fabrication de pellets de différentes compostion, à l'étude de réseaux de chaleur. Je peux aussi réaliser des études de marché sur le bois déchet en Wallonie. Je réalise également le suivi des prix de la biomasse solide en Wallonie.
En soirée et le weekend, je remets ma casquette d'entrepreneur et je continue la construction et le développement de notre escape room. 
Bref, une vie bien remplie en projets et en bonheur !

Pourquoi avoir choisi ces études ?

J'ai toujours aimé la nature et surtout me promener à pied ou à vélo dans la forêt. J'ai rapidement eu cette envie de "sauver la planète" et plus humblement de contribuer à diminuer l'impact de l'Homme sur la planète. Quand j'ai appris que l'Abbaye de Gembloux renfermait cette insitution (et ces études), je n'ai pas hésité longtemps. Je savais que ces études me correspondaient parfaitement. 

Quels étaient vos objectifs au moment de votre choix ?

J'avais en tête de travailler dans la forêt, ou en tout cas dans le milieu forestier. Tout en sachant dans un coin de ma tête que je devrais sans doute déménager après mes études pour me rapprocher de la forêt...

Dans quelle mesure avez-vous atteint ces objectifs ? 

La vie étant pleine de surprises, j'ai préféré rester du côté de Gembloux à la fin de mes études... Pour chercher mon premier job dans la protection de l'environnement. Aujourd'hui, je travaille dans un poste qui touche au secteur du bois, je cottoie régulièrement des forestiers et des projets en lien avec le bois énergie. Je ne suis donc pas trop mécontent car ça rejoint en quelque sorte mes premières aspirations.

Considérez-vous être devenu "acteur" du changement ? 

Oui ! Je contribue à décarbonner l'énergie thermique, grâce à la valorisation du bois comme chauffage, en réseau d'énergie thermique notamment. Mais aussi par la sensibilisation aux bonnes pratiques du chauffage au bois-bûche et tout simplement en faisant partie d'une structure dont l'essence même est d'atteindre l'objectif d'une société plus résiliente, bas carbone et créatrice d'emplois locaux. 

Quels souvenirs gardez-vous de votre vie étudiante à Gembloux ?

Beaucoup de bons souvvenirs. Je garde en mémoire les soirées kicker à l'AG, les fous rires dans les auditoires, les 6h brouettes jusqu'au petit matin, les semaines forêts avec les profs et les étudiants, les après-midi "slackline" dans le parc, toutes les soirées qu'on a pu faire dans les kot des ami·es, le voyage d'étude en Slovénie en master1, le TFE au Cameroun en master 2. Et la liste est encore longue... 

modifié le 14/07/2025

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