Étudiants à l’étranger

Nos étudiants sur le terrain, au-delà des frontières



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©️ Emilien Vandendris

À Gembloux Agro-Bio Tech, la formation des bioingénieurs ne se limite pas aux auditoires et aux laboratoires. Elle se vit aussi sur le terrain, parfois à plusieurs milliers de kilomètres, au contact direct des écosystèmes, des communautés locales et des acteurs de la conservation.

Cette année, plusieurs étudiants du Master en Gestion des Forêts et des Espaces naturels ont ainsi mené leurs travaux à l’étranger, du Gabon à la forêt atlantique brésilienne. Encadrés par le Pr Cédric Vermeulen, leurs mémoires et stages témoignent d’une même ambition : mettre leurs compétences scientifiques, naturalistes et humaines au service de projets concrets de conservation de la nature.

Trois mémoires internationaux au service de la conservation

Au Gabon, Nahama Brutout s’est rendue au cœur de la forêt tropicale afin de tester, avec les communautés locales, la pertinence d’indicateurs socio-économiques destinés à suivre l’impact de l’initiative NaturAfrica de l’Union européenne. Ces grands projets de protection de la faune, notamment des éléphants, gorilles ou panthères, nécessitent en effet une attention particulière à leurs effets sur les communautés villageoises.

De leur côté, Nell Cuvelier et Diego Paulissen ont réalisé leur mémoire dans la forêt atlantique brésilienne, en collaboration avec l’Université de São Paulo. Tous deux y ont étudié une communauté de primates menacés à l’aide de dispositifs complémentaires : des pièges photographiques installés dans la canopée pour Nell, des capteurs acoustiques placés au sol pour Diego.

Qu’ils mobilisent des compétences sociales ou technologiques, ces mémoires permettent aux étudiants de contribuer directement à des projets de recherche et de gestion d’aires protégées. Ils illustrent aussi la diversité des approches nécessaires pour mieux comprendre, suivre et préserver la biodiversité sur le terrain.

Un stage professionnalisant en forêt dense tropicale

Cette immersion internationale concerne également les stages. Partie en forêt dense humide tropicale, Eléa Martens réalise son stage de quatrième année autour de l’observation des oiseaux. Sa mission consiste à documenter la faune ornithologique locale en dressant une liste des espèces les plus courantes, charismatiques ou rares.

Accueillie par l’agence de voyage Koussou, spécialisée dans le tourisme d’observation des gorilles, Eléa contribue à évaluer le potentiel d’une offre touristique axée sur les passionnés d’ornithologie. Ces observateurs, souvent prêts à voyager loin pour découvrir des espèces rares, pourraient permettre de diversifier les activités touristiques tout en valorisant la richesse naturelle du territoire.

Son stage s’inscrit également dans le cadre du projet européen NaturAfrica Tridom Gabon-Cameroun, dont elle découvre le fonctionnement, la structure et l’environnement institutionnel. Une expérience qui lui permet de concilier apprentissage sur le terrain, savoir naturaliste et découverte des réalités professionnelles liées à la conservation.

Ces expériences à l’étranger montrent combien le terrain occupe une place essentielle dans la formation des futurs bioingénieurs. En confrontant les étudiants à des contextes écologiques, sociaux et économiques réels, elles les préparent à agir concrètement face aux défis de conservation de la biodiversité.

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