Foresterie

Global Forest Biodiversity Initiative : Le méticuleux travail de relevé des espèces d’arbres à travers le monde



Des chercheurs de ULiège Gembloux Agro-Bio Tech ont contribué à une étude internationale menée par le comité de pilotage du réseau de parcelles d’inventaire forestier international – The Global Forest Biodiversity Initiative – dans laquelle le consortium de scientifique a estimé le nombre total d’espèces arborées dans le monde.

Publiée cette semaine dans la prestigieuse revue généraliste PNAS (« Proceedings of the National Academy of Sciences »), cette étude estime qu’il existe environ 73 300 espèces d’arbres sur Terre, parmi lesquelles environ 9000 devraient encore être découvertes. L’étude se base sur un échantillonnage total de plus d’1.3 millions de parcelles d’inventaires forestiers, ce qui recouvre les différents biomes du monde.

Parmi les premiers auteurs de l’article, Jean-François Bastin, chercheur à la Faculté de Gembloux Agro-Bio Tech, précise : « Il faut noter qu'il persiste encore de nombreuses imperfections dans cette étude. Notamment, l'inventaire que nous avons réalisé, bien qu'énorme, reste fort déséquilibré à échelle mondiale. L'Afrique tropicale reste particulièrement peu étudiée par rapport aux autres régions. Un point sur lequel les chercheurs de Gembloux Agro Bio-Tech travaillent d'arrache-pied ».

Une majorité de ces espèces inconnues seraient localisées en Amérique du Sud sous forme d’effectifs extrêmement réduits et présentant une distribution spatiale fort limitée, ce qui rend leur découverte difficile, mais aussi ce qui les rend extrêmement sensibles face aux changements globaux.  Cette étude montre aussi que l’Amérique du sud est le continent présentant le plus haut taux d’espèces endémiques, soit près de 49% d’arbres que l’on ne retrouve que sur ce continent. Par comparaison, en Afrique, 13% des espèces seraient endémiques.

Cette étude consiste en une mise à jour des estimations précédentes, avec un nombre supplémentaire d’espèces estimées d’environ 10 000, dont une grosse majorité serait extrêmement rare.

Pour conserver cette biodiversité, il est donc essentiel de préserver ces régions reculées du monde qui servent aujourd’hui de refuge pour un grand nombre d’espèces.

Notons aussi la collaboration pour cette étude du Professeur Jan Bogaert.

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